samedi 30 mai 2015

Mois de may joli

Agir pour l’anglais est satisfait par la substitution des vocables puisés dans des langues exotiques, le français notamment, au profit de l’anglais. Ainsi on ne dit plus depuis longtemps défi, mais challenge. Tant mieux ! On ne dit plus, non plus, une émission en direct, mais en live. Attention à la prononciation. On ne dit plus surmenage, ou épuisement, mais burn out. C’est merveilleux non ? Des facétieux parlent de "beurre naoute". Un beurre qui rendrait le teint jaune. C’est absurde ! Cependant, on ne dit pas de l’huile d’olaïve. Attention tout de même à ne pas manger trop salé ou trop gras.
 
Le mois de mai a été riche pour l’anglais. Le grand prix de l’eurovision, a vu, comme d’habitude, le triomphe de l’anglais. A l’exception de quelques chanteuses et chanteurs qui s’obstinent dans leur langue tribale, Roumain, Français, Monténégrin (amusant), Espagnol et Italien. En revanche, on a, avec bonheur, entendu du Serbo-anglais, du Russo-anglais, de l’Austro-anglais. C’est le Svedo-anglais qui a gagné cette année. Bravo.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

"La Journée internationale de la langue maternelle est célébrée chaque année depuis février 2000 afin de promouvoir la diversité linguistique et culturelle ainsi que le multilinguisme. La date du 21 février a été choisie en hommage aux étudiants tués par la police à Dacca (aujourd'hui la capitale du Bangladesh) alors qu'ils manifestaient pour que leur langue maternelle, le bengali, soit déclarée deuxième langue nationale du Pakistan de l'époque.
Les langues constituent les instruments les plus puissants pour préserver et développer notre patrimoine matériel et immatériel. Tout ce qui est fait pour promouvoir la diffusion des langues maternelles sert non seulement à encourager la diversité linguistique et l'éducation multilingue mais aussi à sensibiliser davantage aux traditions linguistiques et culturelles du monde entier et à inspirer une solidarité fondée sur la compréhension, la tolérance et le dialogue."
Je suis professeur d'anglais à la retraite, observatrice de la Ligue Internationale des enseignants d'Espéranto auprès de l'UNESCO (d'où la citation en préambule) et je milite pour que chaque enfant puisse parler sa langue maternelle et une langue de communication -équitable- c'est à dire l'Espéranto. Le Rapport Grin en 2005 propose d'abandonner le "tout-anglais", de favoriser le multilinguisme mais surtout affirme que la solution la plus réaliste et la plus économique pour l'Education Nationale c'est de passer à l'Espéranto !
100/150 d'heures d'étude de cette langue donnent un très bon niveau B2 (CECRL) alors qu'il faut entre 1200 et 1500 heures d'étude pour les lycéens/lycéennes pour obtenir ce B2 en anglais.Pourquoi cette étude n'a-t-elle pas été publiée ? Parce que des personnes " s'engouffrent" dans la mode du moment - en 1920 c'était le français qui était utilisé à la SDN ! Les Français sont très bons dans les langues étrangères qui ont des fréquences proches de leur langue maternelle ! Monika 05

Anonyme a dit…

L'avantage de l'anglais sur l'espéranto est d'être dix fois plus difficile à apprendre. Il permet donc à l'école, puis dans la vie, d'être un moyen de sélection. Donc une chose excellente. Il permet avantageusement de créer des "classes" linguistiques : les "natifs", les "bons", les autres (pas forcément méchants).