dimanche 23 janvier 2011

Dès 3 ans pour Luc Châtel

Luc Châtel, diplômé de marketing et Ministre de l'Éducation nationale, propose de diviser par deux l'âge de début de l'apprentissage de l'anglais. Le ministre souhaite que "nous réfléchissions à un apprentissage dès trois ans … Nous l'expérimentons ici ou là [depuis quatre mois] et avons de bons résultats".
Il faudrait également qu'"à 18 ans les lycéens aient tous fait un séjour à l'étranger". Voilà des mesures de bon sens. Angliciser plus pour communiquer plus, aurait dit notre Président. L'enseignement se ferait à distance. Une double révolution donc, numérique et linguistique.

Luc Châtel considère qu'"aujourd'hui, en France [autant qu'en Angleterre], ne pas maîtriser l'anglais est un handicap". Pour combattre tout début de résistance, le Ministre est favorable à la "suspension des allocations familliales" pour ceux qui sècheraient les cours d'anglais.

L'été dernier, le Ministre avait déjà annoncé le financement de davantages de stages d'anglais pendant les vacances scolaires. Luc Châtel a vraiment fait de l'anglais sa priorité. Quant au français, il conviendrait de le réformer pour le débarrasser de tout "style amphigourique et [des] circonvolutions syntaxiques", à l'instar du parler "clair et vrai" de notre Président.

Qui l'eût dit qu'un Ministre reprendrait si vite nos revendications ?

jeudi 1 mai 2008

Les 7 grandes crises de ce siècle

Il y a peu, on lisait un intéressant article dans le Monde sur les six crises qui bousculent l'ordre économique mondial. Tout le monde est aujourd'hui conscient des crises financière, monétaire, économique, alimentaire, énergétique et écologique qui nous menacent. Mais on oublie la crise linguistique : des milliards de personne qui n'ont pas accès à l'anglais.

Le premier Ministre de sa majesté, Gordon Brown, s'en est récemment ému dans un appel aux consciences de ce monde digne de Al Gore dans son meilleur registre climatique.

Nous avons offert le football au monde, nous devons maintenant faire de même avec l'anglais. Tout doit être mis en ordre pour que plus un seul enfant ne puisse échapper à l'anglais sur notre planète qu'il faut sauver.
Nous sommes d'ores-et-déjà prêts à affronter la crise alimentaire au moyen des OGM. L'énergie ne devrait plus être un problème à l'orée des années 2130 grâce au projet ITER. La crise monétaire est un mirage : il suffit de continuer à soutenir le dollar. Par contre la crise langlistique est autrement plus inquiétante. Pensez aux milliards de gens les plus pauvres qui n'ont pas accès à la communication internationale. On aimerait que le British Council soit aussi proactif dans le domaine des langues que Monsanto ne l'est sur les cultures. Heureusement pour la planète, Gordon Brown veille au gain.

mercredi 2 avril 2008

L'anglais comme langue d'adoption

Désolé, le blog est un peu calme ces dernières semaines. Il faut dire que nous sommes tous très pris en ce moment dans l'équipe. Moi, par exemple, je me prépare à passer le FCE de Cambridge. A 123 euros l'épreuve, je n'ai pas intérêt à le rater.

Je vous fais part quand même d'une très bonne nouvelle. Le réseau d'action pour l'anglais s'étend puisque j'ai pu lire un article plein de bon sens sur le site AgoraVox. Son auteur est plein d'enthousiasme pour l'avenir :

J’ai beaucoup d’espoir de voir mes enfants apprendre l’anglais dès la maternelle, et faire de cette langue leur "deuxième langue maternelle".
Or, récemment, un rapport d'experts choisis selon la méthode des quotas a justement proposé que chaque européen se dote d'une «deuxième langue maternelle» en plus de l'anglais. Interrogée par EurActive, Catherine Suard, une spécialiste de la diversité monolinguistique a donné un exemple qui illustre bien ce concept :
Je vais vous donner un exemple personnel. Ma fille aînée voyageait beaucoup avec moi quand elle était petite et devait étudier dans des écoles internationales où la langue officielle était l’anglais. Aujourd'hui, l'anglais est pour elle comme une deuxième langue maternelle.

La langue d'adoption est une langue qui permet de mieux comprendre la culture des autres et c'est pour ça qu'il est important que chaque Européen possède au moins une deuxième langue maternelle.

Moi aussi j'ai choisi ma langue d'adoption ! Bon, je retourne à mes études.

samedi 2 février 2008

Compter plutôt sur l'anglais que sur le français


Le maire de Tokyo a eu le courage de le dire : "Le français étant une langue dans laquelle on ne peut pas compter, il est donc tout à fait normal qu'il ne soit pas qualifié pour être une langue internationale". Cette déclaration faite à l'occasion de l'inauguration d'une université en 2004, permet de clore le débat sur les prétentions du français a redevenir une langue internationale. Il n'y a pas de place pour plusieurs langues internationales et les enfants n'ont pas un cerveau de taille infinie. Apprendre à compter en anglais suffit amplement. Inutile d'en être capable d'en d'autres langues.

Quand donc nos dirigeants auront-ils le courage de réformer l'apprentissage du calcul ? Si les petits français calculaient en anglais, ils auraient de bien meilleur résultats. À nous de faire bouger les lignes !

samedi 1 décembre 2007

L'anglais : une denrée vitale pour les affaires


Le 21 septembre dernier, une conférence sur les compétences linguistiques et la compétitivité a eu lieu à Bruxelles. Cela a été l'occasion de rappeler que dans le domaine des affaires, il est plus facile de se passer des langues nationales que de l'anglais.

Lars-Kåre Legernes, directeur de la Chambre de commerce d'Oslo rappelle que "la connaissance de l'anglais est le plus petit dénominateur commun requis entre Norvégiens, immigrants, travaileurs invités et touristes pour communiquer, faire des affaires et apprendre des autres. Des entités telles que la police et l'immigration doivent fournir leurs formulaires et documents en anglais pour permettre un service rapide et efficace. Cela n'est pas le cas dans beaucoup de pays européens, ce qui crée des obstacles et génère des traductions à l'origine de temps perdu."

Pour Stefania Giannini, recteur de l'Université des étrangers de Péruge et membre de ConfIndustria, il faut aller plus loin dans la connaissance de l'anglais que nous apporte la mondialisation : "Dans le cadre des relations d'affaire, une sorte de lingua franca est nécessaire pour créer un environnement de travail commun et utile. Habituellement, ce rôle est dévolu à l'anglais."

"Dépenser plus pour mieux parler anglais" pourrait être le slogan de Léonard Orban, le commissaire au multilinguisme, qui conclue : "Loin d'être un coût illégitime pour les affaires, l'investissement dans les compétences anglistiques peut considérablement améliorer les perspectives économiques d'une entreprise. Je veux que le multilinguisme contribue pleinement à la stratégie de Lisbonne rénovée en faveur de la croissance et de l'emploi."

A quand un impôt européen pour subventionner les cours d'anglais en entreprise ?