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lundi 4 avril 2011

Le carnage linguistique de Singapour, nouveau modèle de Luc Chatel


Luc Chatel rappelle, dans une interview du Figaro, que "les Français ne sont pas bons en langue étrangère". Plusieurs études poussées ont en effet montré que les enfants de certains quartiers londoniens avaient un meilleur score au TOEFL que les petits Français ! Or, selon le Ministre de l'éducation, on peut très bien "apprendre l'anglais à Paris par visioconférence en dialoguant avec un enseignant basé à Londres." Un comité va d'ailleurs être chargé de faire des propositions en ce sens. En feront partie, entre autres, Suzy Halimi, "grande angliciste", Claude Hagège [petit galliciste?] et Claude Bébéar, l'assureur.

Il s'agira de révolutionner les mentalités. Selon le Ministre, "d'abord bien parler français avant d'apprendre une langue étrangère est absurde". Et de citer un exemple : "à Singapour, j'ai vu des enfants de cinq ans parler remarquablement anglais et chinois." [Ma petite voisine de 6 ans est bilingue kurde/français ce qui démontre que le modèle est transposable en France.]

En fait, le modèle singapourien est particulièrement intéressant en ce qu'il montre qu'une petite élite peut facilement imposer l'anglais et se débarrasser des cultures locales, dès lors qu'elle le fait sous le signe du pragmatisme. En 1958, moins de 20% de la population parlait une des 4 langues officielles (mandarin, tamoul, malais, anglais). Depuis, plus de 50 % des singapouriens ont abandonné leurs langues pour passer à l'anglais ou au mandarin. Bien sûr cette politique est approuvée à chaque élection puisque le parti [unique] est régulièrement réélu avec... 99 % des voix.

dimanche 23 janvier 2011

Dès 3 ans pour Luc Châtel

Luc Châtel, diplômé de marketing et Ministre de l'Éducation nationale, propose de diviser par deux l'âge de début de l'apprentissage de l'anglais. Le ministre souhaite que "nous réfléchissions à un apprentissage dès trois ans … Nous l'expérimentons ici ou là [depuis quatre mois] et avons de bons résultats".
Il faudrait également qu'"à 18 ans les lycéens aient tous fait un séjour à l'étranger". Voilà des mesures de bon sens. Angliciser plus pour communiquer plus, aurait dit notre Président. L'enseignement se ferait à distance. Une double révolution donc, numérique et linguistique.

Luc Châtel considère qu'"aujourd'hui, en France [autant qu'en Angleterre], ne pas maîtriser l'anglais est un handicap". Pour combattre tout début de résistance, le Ministre est favorable à la "suspension des allocations familliales" pour ceux qui sècheraient les cours d'anglais.

L'été dernier, le Ministre avait déjà annoncé le financement de davantages de stages d'anglais pendant les vacances scolaires. Luc Châtel a vraiment fait de l'anglais sa priorité. Quant au français, il conviendrait de le réformer pour le débarrasser de tout "style amphigourique et [des] circonvolutions syntaxiques", à l'instar du parler "clair et vrai" de notre Président.

Qui l'eût dit qu'un Ministre reprendrait si vite nos revendications ?

jeudi 1 mai 2008

Les 7 grandes crises de ce siècle

Il y a peu, on lisait un intéressant article dans le Monde sur les six crises qui bousculent l'ordre économique mondial. Tout le monde est aujourd'hui conscient des crises financière, monétaire, économique, alimentaire, énergétique et écologique qui nous menacent. Mais on oublie la crise linguistique : des milliards de personne qui n'ont pas accès à l'anglais.

Le premier Ministre de sa majesté, Gordon Brown, s'en est récemment ému dans un appel aux consciences de ce monde digne de Al Gore dans son meilleur registre climatique.

Nous avons offert le football au monde, nous devons maintenant faire de même avec l'anglais. Tout doit être mis en ordre pour que plus un seul enfant ne puisse échapper à l'anglais sur notre planète qu'il faut sauver.
Nous sommes d'ores-et-déjà prêts à affronter la crise alimentaire au moyen des OGM. L'énergie ne devrait plus être un problème à l'orée des années 2130 grâce au projet ITER. La crise monétaire est un mirage : il suffit de continuer à soutenir le dollar. Par contre la crise langlistique est autrement plus inquiétante. Pensez aux milliards de gens les plus pauvres qui n'ont pas accès à la communication internationale. On aimerait que le British Council soit aussi proactif dans le domaine des langues que Monsanto ne l'est sur les cultures. Heureusement pour la planète, Gordon Brown veille au gain.

mercredi 2 avril 2008

L'anglais comme langue d'adoption

Désolé, le blog est un peu calme ces dernières semaines. Il faut dire que nous sommes tous très pris en ce moment dans l'équipe. Moi, par exemple, je me prépare à passer le FCE de Cambridge. A 123 euros l'épreuve, je n'ai pas intérêt à le rater.

Je vous fais part quand même d'une très bonne nouvelle. Le réseau d'action pour l'anglais s'étend puisque j'ai pu lire un article plein de bon sens sur le site AgoraVox. Son auteur est plein d'enthousiasme pour l'avenir :

J’ai beaucoup d’espoir de voir mes enfants apprendre l’anglais dès la maternelle, et faire de cette langue leur "deuxième langue maternelle".
Or, récemment, un rapport d'experts choisis selon la méthode des quotas a justement proposé que chaque européen se dote d'une «deuxième langue maternelle» en plus de l'anglais. Interrogée par EurActive, Catherine Suard, une spécialiste de la diversité monolinguistique a donné un exemple qui illustre bien ce concept :
Je vais vous donner un exemple personnel. Ma fille aînée voyageait beaucoup avec moi quand elle était petite et devait étudier dans des écoles internationales où la langue officielle était l’anglais. Aujourd'hui, l'anglais est pour elle comme une deuxième langue maternelle.

La langue d'adoption est une langue qui permet de mieux comprendre la culture des autres et c'est pour ça qu'il est important que chaque Européen possède au moins une deuxième langue maternelle.

Moi aussi j'ai choisi ma langue d'adoption ! Bon, je retourne à mes études.

samedi 2 février 2008

Compter plutôt sur l'anglais que sur le français


Le maire de Tokyo a eu le courage de le dire : "Le français étant une langue dans laquelle on ne peut pas compter, il est donc tout à fait normal qu'il ne soit pas qualifié pour être une langue internationale". Cette déclaration faite à l'occasion de l'inauguration d'une université en 2004, permet de clore le débat sur les prétentions du français a redevenir une langue internationale. Il n'y a pas de place pour plusieurs langues internationales et les enfants n'ont pas un cerveau de taille infinie. Apprendre à compter en anglais suffit amplement. Inutile d'en être capable d'en d'autres langues.

Quand donc nos dirigeants auront-ils le courage de réformer l'apprentissage du calcul ? Si les petits français calculaient en anglais, ils auraient de bien meilleur résultats. À nous de faire bouger les lignes !

samedi 1 décembre 2007

L'anglais : une denrée vitale pour les affaires


Le 21 septembre dernier, une conférence sur les compétences linguistiques et la compétitivité a eu lieu à Bruxelles. Cela a été l'occasion de rappeler que dans le domaine des affaires, il est plus facile de se passer des langues nationales que de l'anglais.

Lars-Kåre Legernes, directeur de la Chambre de commerce d'Oslo rappelle que "la connaissance de l'anglais est le plus petit dénominateur commun requis entre Norvégiens, immigrants, travaileurs invités et touristes pour communiquer, faire des affaires et apprendre des autres. Des entités telles que la police et l'immigration doivent fournir leurs formulaires et documents en anglais pour permettre un service rapide et efficace. Cela n'est pas le cas dans beaucoup de pays européens, ce qui crée des obstacles et génère des traductions à l'origine de temps perdu."

Pour Stefania Giannini, recteur de l'Université des étrangers de Péruge et membre de ConfIndustria, il faut aller plus loin dans la connaissance de l'anglais que nous apporte la mondialisation : "Dans le cadre des relations d'affaire, une sorte de lingua franca est nécessaire pour créer un environnement de travail commun et utile. Habituellement, ce rôle est dévolu à l'anglais."

"Dépenser plus pour mieux parler anglais" pourrait être le slogan de Léonard Orban, le commissaire au multilinguisme, qui conclue : "Loin d'être un coût illégitime pour les affaires, l'investissement dans les compétences anglistiques peut considérablement améliorer les perspectives économiques d'une entreprise. Je veux que le multilinguisme contribue pleinement à la stratégie de Lisbonne rénovée en faveur de la croissance et de l'emploi."

A quand un impôt européen pour subventionner les cours d'anglais en entreprise ?

dimanche 11 novembre 2007

Les petits bilingues

Peut-être avez-vous déjà remarqué une devanture "Les petits bilingues" dans votre ville ? Si c'est le cas vous aurez la chance de pouvoir bilangliser vos enfants avant même le CE1.

A l'origine des petits bilingues, il y a Guillaume, jeune père de famille, qui était à la recherche d’un environnement anglophone ludique pour sa fille Tiffany alors âgée de 2 ans 1/2. Guillaume est lui-même bilangle, mais parler à sa fille uniquement en anglais ne suffisait pas !

L’idée lui vint de proposer d’autres activités et chansons que les siennes et d’entendre d’autres accents en dehors de la maison familiale, de surcroît auprès d’une animatrice de langue maternelle anglaise ayant une approche non-scolaire.

Au travers de thèmes de la vie de tous les jours (tels que la cuisine, les animaux, la ville, etc. les thèmes variant d’un mois sur l’autre), les enfants peuvent aujourd'hui travailler en s’amusant et découvrir la langue et les habitudes Anglo-Saxonnes.

Charles, 10 ans, témoigne : « Ça servira pour plus tard ! »

Fort de ce succès, les centres se sont démultipliés et le programme pédagogique s’est enrichit, grâce notamment aux animateurs d’horizons différents (Anglais, Écossais, Irlandais, Canadiens, Américains et Australiens) apportant leurs touches personnelles en partageant leurs comptines d’enfance et leurs traditions.

Le concept se développe maintenant en réseau de franchise avec l'entreprise Môme Sweet Môme. Enfin, la marque CLASS’BILINGUE a vu le jour pour répondre aux demandes des « Grands Bilingues ».

Aujourd'hui les franchises Les petits bilingues se sont démultiplées. On compte déjà 10 centres ouverts. Môme Sweet Môme, de son côté, recherche 10 franchisés pour des ouvertures prévues en 2008 pour un objectif de 30 ouvertures d’ici 2010.

Notre petit doigt nous dit que d'autres concepts révolutionnaires devraient suivre tels que : "babylingue", le "relooking linguistique"...

samedi 3 novembre 2007

Tout vient à point à qui sait attendre !

C'était une des revendications lors de notre manifestation "de l'anglais pour nos bébés". C'est chose faite ! L'immigration choisie va permettre de faire venir en masse des anglophones.

« La France accueille 75 millions de touristes, on a de plus en plus besoin de gens parlant des langues étrangères », explique André Daguin, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie. Les réceptionnistes originaires du sous-continent indien ou du sud-est asiatique, anglophones, seraient ainsi les bienvenus.

samedi 27 octobre 2007

Pour un Grenelle de l'anglicisation

Le collectif Agir pour l'anglais appelle le gouvernement à organiser un Grenelle de l'anglicisation. Il conviendra d'y inviter des représentants du British Council, du Medef, des parents d'élèves et des enseignants.

Les goupes de travail à former auront pour thème :

  • Lutte contre le gaspillage des ressources d'enseignement en raisonnant en termes de moyens plutôt que d'objectifs
  • Préservation de la mémoire de notre patrimoine linguistique
  • Instauration d'un environnement linguistique favorable aux langues enseignées communes
  • Adoption des modes de communication efficaces qui permettent de se passer des autres langues
  • Construction d'une démocratie multilingue permettant aux individus de rester en relation avec les institutions
  • Promotion des modes d'apprentissage favorables à la compétitivité et à l'emploi
Les objectifs du collectif Agir pour l'anglais sont d'obtenir notamment :
  • un moratoire sur le français dans les Universités
  • des objectifs chiffrés revus à la hausse en terme d'anglicisations. Par exemple 250 000 bébés anglophones en 2010.
Mobilisons-nous en faveur du "Grenelle Anglicisation"!

jeudi 18 octobre 2007

Des économies dans tous les sens

L'anglais, en plus de nous simplifier la vie et celle de nos chers petits, permet aussi de faire des économies.
Christine Lagarde le rappelle au sujet du protocole de Londres qui permet de ne plus traduire intégralement les brevets en français. Le protocole rendra "plus facile et moins coûteux le dépôt des brevets par les entreprises françaises, en allégeant les formalités liées au dépôt et en améliorant leur lisibilité internationale."

Pour la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, par ailleurs titulaire d'une maîtrise d'anglais, et qui a consacré une bourse acquise dans sa jeunesse à un séjour d'un an dans un lycéen américain, il s'agit de rentabiliser l'apprentissage de l'anglais. La "plus américaine des Françaises" selon le Nouvel économiste emploie donc l'anglais avec ses collaborateurs au sein de son ministère. Pour une fois, un exemple qui vient d'en haut !

lundi 24 septembre 2007

Partir étudier dans un lycée à l'étranger

Un article, paru dans le Monde du mercredi 19 septembre 2007, nous parle des séjours linguistiques que font de plus en plus de jeunes lycéens. L'article s'intitule "Partir étudier dans un lycée à l'étranger" mais, rassurez-vous, l'article mentionne exclusivement des séjours anglophones.

Ainsi Fanny a passé un an en Australie chez des parents d'accueil qu'elle a eu le bon goût d'appeler Mum et Dad. Là-bas, elle a pu se concentrer sur les matières importantes : religion, rugby, tennis, netball, volley, cuisine et... anglais! "Le niveau est moins bon qu'en France, mais on a de vrais liens de sympathie avec les profs", explique Fanny. Le Monde nous informe que "sur place, elle s'est fait des amis du monde entier avec lesquels elle parlait, bien sûr, en anglais."

Pourquoi ne pas financer ce genre d'expérience à nos jeunes un peu paumés dont les parents ne s'occupent pas ? D'ailleurs, le coût d'une année scolaire en anglophonie ne représente qu'un demi smic annuel.

Fanny prévoit de repartir en Australie dès l'année prochaine pour y faire ses études.

Nina, elle, a choisi la Nouvelle-Zélande. Nina a eu elle aussi du mal à retrouver ses marques en rentrant. "C'est difficile de renouer avec ses amis." Mais elle ne regrette rien car elle "maîtrise une nouvelle langue".

Pour Maxime, 18 ans, perdre une année scolaire n'avait pas d'importance au regard de ce qui l'attendait. "Je voulais comprendre la culture américaine au-delà des jugements sur la guerre en Irak." Le mieux aurait été de partir en Irak, mais tous les lycées ont été transformés en hopitaux ou en prisons.

Nouer des liens amicaux au lycée n'a pas été si facile. "Au départ, tous mes camarades me demandaient mon numéro de téléphone mais personne n'appelait jamais, dit-il." Revenu en France, Maxime a gardé le goût de la découverte. Son objectif : faire des études sur la côte pacifique du Canada (anglophone).

Nous ne vous citons pas tous les organismes privés spécialisés TLSL (Très Longs Séjours Linguistiques), vous les connaissez sûrement. Notons seulement AFS Vivre sans frontière qui a été créée au lendemain de la seconde guerre mondiale par des étudiants de grandes universités américaines.

mercredi 12 septembre 2007

Lord Darcos pour le bilanglisme précoce

Tous les journaux en parlent : le Ministre de l'éducation nationale veut "faire de la France une nation bilingue." Il était temps ! Nos gouvernants se réveillent enfin !

Cette mission lui a été donné par le Président de la République qui avait déjà fait des propositions dans ce sens. "Le président de la République m'a donné comme mission de faire de la France une nation bilingue", explique Xavier Darcos."Cette ambition implique de grands moyens: je prends donc l'engagement de lancer sur mille sites et d'ici la rentrée 2008 (un) dispositif de visioconférence pour soutenir l'enseignement précoce de l'anglais." Le Ministre a également souligné croire "profondément en l'efficacité de ce projet, notamment pour l'apprentissage ludique de l'accent car il permet un échange direct entre les élèves et un natif". Les collaborateurs de Xavier Darcos ont détaillé qu'une enveloppe serait allouée au projet, pour un montant qui n'a pas encore été déterminé, lors du prochain budget. Espérons que les anglophones natifs seront payés à la hauteur de leur effort et de leur patience.

La reine Elisabeth II s'est empressée de faire bénéficier le Ministre d'une pairie à vie, ce qui lui permettra de porter dorénavant le titre de Lord Darcos. On peut dire que Xavier Darcos s'est racheté après avoir fréquenté d'un peu trop près les milieux rétrogrades pro-français. Sir Darcos a notamment été professeur de khâgne et ministre délégué à la francophonie de 2004 à 2005. Il a également commis une Histoire de la littérature rançaise.

Selon certaines sources, Nicolas Sarkozy interrogé sur le coût de ces nouvelles dépensesinvestissements, se serait légitimement insurgé : "Qu'est-ce qu'on va me reprocher ? De permettre à nos enfants de comprendre les américains ? De laisser tomber une langue qui a fait son temps ?" Assurément, cela ne sera pas notre cas.

lundi 20 août 2007

Accélération des conversions au tout anglais

Avec l'anglicisation progressive de l'école élémentaire, les conversions à l'anglais vont bon train. Citons par exemple, l'exemple de ce professeur des écoles :


Germanophone d'origine, Vincent Loire s'est finalement tourné vers l'anglais. Il a séjourné en Angleterre le temps d'une année scolaire pour y suivre des cours dans un établissement d'EFL (English as a Foreign Language : Anglais langue étrangère). En 1996, il a passé l'habilitation à assurer cet enseignement dans les écoles élémentaires.
Depuis la rentrée 2001, Vincent Loire est le directeur de l'école de la ville de Jouy (Eure-et-Loir)

Voilà un bel exemple à suivre !

mercredi 15 août 2007

Un mail de notre Président

Nous avons récupéré ce communiqué sur le site web de l'Elysée :

Il est urgent d'agir afin de redonner à la France la place qui lui revient dans le concert des nations. Seul le réalisme peut nous permettre d'atteindre ce but. Nous ne pouvons plus nous permettre d'hésiter. La France en adoptant l'anglais comme seule langue officielle redeviendra le phare qui éclaire toute l'humanité et tout l'univers.

Le Gouvernement de la République Française est donc instamment, et toutes affaires cessantes, invité à prendre toutes les mesures qui s'imposent afin que la France, une fois de plus, triomphe glorieusement dans cette bataille nécessaire à la survie de notre Nation et de notre peuple face aux défis actuels que nous impose la guerre économique et culturelle sans pitié menée dans le monde. Grâce à l'adoption courageuse de la langue anglaise nous obtiendrons la survie de la France certes, mais aussi celle de toute l'humanité en raison du rôle qui est le nôtre dans le monde.

N'hésitons pas, car l'effet de surprise et la mobilisation générale de tous les vrais citoyens de notre chère Nation, aura pour notre République et pour tous les français un éclat sans pareil sur la scène internationale.

Voici quelques mesures que le Gouvernement examinera et mettra immédiatement en oeuvre.
  • Puisque l'anglais est indispensable dans l'entreprise, il est impératif de modifier le Code du travail afin de faciliter le licenciement pour faute grave de toute personne maîtrisant insuffisamment l'anglais.
  • Puisque l'anglais est indispensable dans une démocratie digne de ce nom et un état moderne et respectable, seules les personnes ayant un niveau suffisant d'anglais, pourront obtenir le renouvellement de leur carte d'électeur en France et/ou de leur carte nationale d'identité française.
  • Puisque l'anglais permettra à la France de jouer pleinement son rôle sur la scène internationale, il sera proposé tout simplement de supprimer l'enseignement du français et en français dans toutes les écoles en France.
  • Pour améliorer nos relations diplomatiques avec les autres pays francophones, le parlement sera invité à voter un budget substantiel pour subventionner dans le monde entier le remplacement des cours et enseignements du français et en français par l'enseignement de l'anglais et en anglais.
  • Pour garantir la liberté d'expression en France, il est préférable d'interdire purement et simplement l'usage du français dans la presse, l'édition et pour toutes émissions radiodiffusées ou télévisées.
  • Un nouvelle brigade de gendarmerie sera formée pour pourchasser l'usage du français sur Internet.
  • Pour tous les contrats rédigés en France à compter du 1er janvier 2008, seul l'anglais aura une valeur juridique. En conséquence tous les contrats, tous les actes juridiques ou administratifs devront à compter de cette date être rédigés uniquement en anglais. L'usage de l'idiome français rendra ces actes nuls, sans effets ni valeur juridique. Les audiences devant les tribunaux et les plaidoiries devront se faire uniquement en anglais. Dans les établissements pénitentiaires seul l'anglais sera toléré. Toutes transgressions entraînera d'importantes prolongations de peines.
  • Le parlement français, pour donner l'exemple, utilisera exclusivement l'anglais, et ceci dès le 1er septembre 2007. A compter de la même date le Président de la République et le Gouvernement communiqueront uniquement en anglais. Le Journal Officiel de la République Française sera uniquement publié en anglais.
  • Les bibliothèques auront un délai de six mois pour remplacer tous les ouvrages en français par des ouvrages en anglais.
  • La vente de livres en langue française sera interdite.
  • Un concours sera organisé pour trouver de la meilleure façon d'employer les ouvrages en français comme combustibles afin d'économiser l'énergie.
  • Les patrons de bars, de restaurants et général de tous établissements titulaires d'une licence IV devront veiller à ce que seul l'anglais soit utilisé dans leurs locaux sous peine suppression immédiate de la licence IV dès la première infraction.
  • Une grande campagne de concertation sera lancée afin que toutes les françaises et tous les français puissent apporter leurs contributions et leurs idées à ce grand tournant dans l'histoire de France que nous allons vivre dans un bonheur sans pareil, car il s'agit d'une véritable Libération.
Oui, notre pays cessera enfin d'être enfermé dans sa langue compliquée que le reste du monde n'arrive pas à apprendre et qui n'est plus utilisée sur le plan international. Nous avons su avec le Général de Gaulle nous libérer du joug nazi. Le moment est venu de nous libérer du joug frenchi.
Oui, la Nouvelle Libération c'est l'abandon joyeux du français et l'adoption résolue et dynamique de l'unique, de la vraie et de la belle langue mondiale qu'est l'anglais.

Le Président de la République

mercredi 8 août 2007

Remise en ligne du site

Désolé, nous avons dû interrompre le site ces dernières 24 heures car nous avons été victimes d'une cyber-attaque. Une avalanche de messages, sans doutes envoyés par des gens bien organisés, dénaturait l'esprit de notre site qui cherche à aller résolument de l'avant dans la communication à haute valeur ajoutée.

On pouvait lire notamment des slogans du style :

  • Liberté pour les langues !
  • Le français d'abord !
  • Esperanto estas la internatia linguo
  • L'anglais tue nos langues
Si quelqu'un a une idée sur la provenance de ces messages...

Tout est maintenant rentré dans l'ordre, les messages en question ont été effacés.

Denis Rienmal, l'administrateur

lundi 16 juillet 2007

Nouvel espoir pour le rite catholique

Dès le 14 septembre, les catholiques pourront demander à leur curé de célébrer la messe en latin.

C'est un gros progrès qui relance la possibilité d'avoir des messes en anglais. De nombreux catholiques souhaitent pratiquer leur culte dans une langue plus expressive et proche d'eux. La demande de messe en anglais devrait rapidement remonter jusqu'au Vatican.

samedi 23 juin 2007

L'anglais sera-t-il obligatoire en CE1 ?

Sur les forums de professeurs des écoles, la situation est assez
confuse. Beaucoup en entendant parler d'enseignement d'une langue
étrangère ont, par bonheur, compris que c'est l'anglais qui allait devenir
obligatoire. Ceux qui veulent enseigner d'autres langues manquent de matériels et sont souvent heureusement obligés d'enseigner l'anglais. Quel dommage qu'ils n'aient pas le niveau ! Voici quelques extraits :

- Il me semble avoir entendu ou lu que l'anglais devenait obligatoire au
ce1 à la rentrée. Pouvez vous me confirmer svp ?
- Oui, c'est obligatoire :)
- moi aussi, je vais me lancer à faire de l'anglais avec mes ce1.
J'ai l'habilitation mais je ne l'ai jamais fait jusqu'à présent.
Apprentissage à l'oral: comptines gestuelles, se présenter, les
couleurs, compter.... de courtes séances. Pas forcement facile à
mettre des ateliers en place avec des classes surchagées (29 élèves)
- Il parrait que l'anglais devient obligatoire dés le CE1 cette année.
Est-ce vrai? Les enfants ont déjà beaucoup de mal à apprendre la
langue française....... Quelqu'un connait une bonne méthode ? Je ne
parle que quelques mots d'anglais et avec quel accent!!!
- Non seulement l'anglais pour le CE1 à la rentrée, mais en plus 1H30
par semaine !
- j'ai une classe de CE1/CE2 dans laquelle je devrais enseigner
l'italien, mais je trouve tellement peu de ressources que je suis
souvent découragée ! :(
- Je souhaiterais mettre en place un coin anglais. Je précise que je
fais de l'anglais 2 fois par semaine avec mes CP et que j'ai une
petite anglaise dans ma classe.
- je nai pas dit qu'on etait aptes à enseigner l'anglais, je suis
entièrement d'accord avec toi sur se point là.
Le coup des cassettes c'est ce qu'on me répond à l'IUFM... et c'est
aussi ce qu'on a dit à une collègue qui n'a JAMAIS fait d'anglais dans
sa scolarité (germaniste 100%)... on lui a dit "debrouillez vous avec
les cassettes".
Donc non on n'est pas capables tous d'enseigner l'anglais.
Ce n'est pas pour autant qu'on ne doit pas le faire
- Bonjour, peut-être quelqu'un pourrait-il me répondre : je suis
habilitée en allemand , mais mon inspecteur veut m'obliger à faire
anglais ... Puis-je refuser (je n'ai pas du tout envie d'enseigner
l'anglais et en plus je suis nulle) ?
- Ben moi mais je suis en AIS: j'ai une classe d'UPI et je fais un peu
ce que je veux...
Pas facile d'enseigner l'Italien au milieu de la suprématie de
l'anglais. Nous n'avons pas beaucoup de matériel pédagogique adapté.
Et encore moi je suis près de la frontière italienne, donc
l'enseignement de cette langue se justifie un peu mais bon, il fait
défendre son bout de gras...Moi j'adore l'Italien mes élèves aussi...